Quel est le futur des technologies digitales ?

Quel est le futur des technologies digitales ?

Quels sont les nouveaux buzzwords du marketing digital ? A l'occasion de l'Assemblée générale de l'EBG, trois experts relèvent le défi de la prospective technologique.

Les technologies digitales évoluent, et vite. Le marketing digital, la data et la relation client en sont les premiers impactés. Lors de l'Assemblée générale de l'EBG, trois experts ont joué le jeu des devinettes : quels seront les concepts à la mode dans les deux prochaines années ?

Voici leurs réponses.
Intelligence artificielle (IA)
L'IA semble LE concept à suivre. "Ce qui m'impressionne est le poids du sujet de l'intelligence artificielle (IA) dans tous les domaines, relève ainsi Olivier Ezratty, auteur du blog Opinions Libres. C'est un sujet transversal, comme l'était le Cloud hier. Il est frappant d'observer le nombre d'entreprises qui se lancent actuellement dans ce domaine ou de boîtes du Big Data qui changent leur label pour faire de l'IA ou du machine learning." L'intelligence artificielle est une démarche intéressante pour le marketing, confirme l'expert, car "cela signifie que nous allons être plus malins dans la manière de trouver des signaux faibles dans les données et de faire de l'auto-segmentation de clients."

Un constat partagé par Nicolas Gauthier, VP Business Solutions de Solocal : "Chez Solocal, l'ensemble des informations collectées à travers nos sites Web nous apportent 140 téraoctets de data tous les jours, ce qui représente 35 millions de livres écrits tous les jours. C'est gigantesque ! Aucun esprit humain n'est capable d'utiliser cette donnée, il n'y a que des systèmes cognitifs comme l'IA qui est capable de le faire", prône-t-il.

Adblocks... et blockchain
Pour Vihan Sharma, Managing Director France de LiveRamp, an Acxiom Company, la tendance est aux adblockers et à la gestion de la pression publicitaire. "Les consommateurs veulent prendre en main leurs propres données, explique-t-il, d'où le développement des adblocks, à l'instar de Three, premier opérateur mobile au UK qui va lancer un adblock sur tout le réseau mobile." Comment créer des publicités plus pertinentes et comment le consommateur peut gérer la relation avec les marques sont les deux questions pertinentes, pour le professionnel, qui voit dans la technologie du blockchain, une solution pour "permettre aux consommateurs de gérer leurs propres données".

Chat bots ou retour de l'humain ?
"Avant nous parlions de CRM, maintenant de chat bots et de robotisation, remarque Olivier Ezratty. Nous parlons d'automatisation de la relation client à un niveau qui dépasse l'entendement", poursuit celui qui prophétise le retour de l'humain dans la relation client. "Le capital humain va être revalorisé pour ne pas sombrer dans un monde où tout est automatisé par les logiciels. À force de mettre des bots partout, où est la personnalisation réelle?"

People based marketing
L'humain d'abord. C'est aussi l'idée du "People based marketing", un marketing basé avant tout sur les consommateurs et leurs besoins. "Le mot est utilisé par Facebook et Google pour permettre aux marques de travailler leur propre base CRM, précise Vihan Sharma. Le People based marketing permet aux annonceurs de combiner la totalité de leurs technologies et de travailler au niveau de l'individu, et non des cookies et des devices."

Du prédictif au prescriptif
Le prédictif n'en est qu'à ses prémisses. Pourtant, selon Nicolas Gauthier, "nous quittons l'ère du marketing prédictif, où l'on imagine ce qui va se passer, à un marketing prescriptif, influenceur des décisions d'achat." Il poursuit: "Le Graal se situe probablement au travers la recherche produits qui bouleverse la manière de faire du marketing. Il n'est plus besoin de faire la promotion d'une marque, nous pouvons directement pousser un produit."

 

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Quelles seront les Tendances digitales en 2017?

Quelles seront les Tendances digitales en 2017?

Le dernier rapport Digital Intelligence Briefing, élaboré en collaboration avec Econsultancy, qui met en lumière les tendances, défis et opportunités clés que rencontreront les professionnels du marketing cette année. Ce rapport aborde des sujets tels que l’expérience client, le data-driven marketing, le mobile et la capacité à mesurer le ROI.

Ce rapport se base sur une enquête internationale réalisée auprès de 7 000 professionnels du marketing et établit des comparaisons avec les données de 2016.

Les conclusions sont les suivantes :

• L’expérience client demeure une priorité principale et définit désormais les autres priorités.

• Les priorités stratégiques des professionnels du marketing pour 2017 sont extrêmement centrées sur les données, mais plus d’un marketeur sur trois déclare avoir des difficultés à attirer et retenir des analystes.

• Une plus grande collaboration entre les équipes créatives et marketing aura un impact positif sur l’optimisation de l’expérience client.

• La personnalisation et l’optimisation du contenu représentent la priorité numéro 1 dans le domaine du digital.

• Le mobile demeure l’une des trois principales priorités pour plus de la moitié des participants.

e-commerce : 8 tendances à suivre en 2017

e-commerce : 8 tendances à suivre en 2017

Il y a aujourd’hui 164.200 sites marchands en Europe d’après les derniers chiffres de la Fevad. Il y a d’un côté les grands sites connus de tous : Amazon avec 1.878.000 visiteurs uniques par jour, CDiscount avec 868.000 visiteurs uniques par jour… ET de l’autre côté, avec les facilités qu’apportent les CMS clé en main et les marchés de niche qui s’ouvrent chaque jour au e-commerce, on trouve une multitude de sites marchands spécialisés. Tous ces sites sont une concurrence croissante pour tout autre site concurrent sur ses leviers marketing propres (emailing) ou achetés (adwords et autres). Face à ces chiffres impressionnants, voici 8 tendances pour ne pas vous laisser dépasser par la concurrence !

1. Ne pas tout miser sur les leviers d’acquisition !

98 % : C’est l’audience non convertie par la publicité en ligne lors du premier contact.

Le retour sur investissement des campagnes au CPC notamment sur Adwords et en Display est en baisse constante. Qu’est-ce que cela signifie ?

D’abord, le taux de conversion s’est effondré du fait de la concurrence croissante. Si 98 % de votre audience ne convertit pas, c’est justement parce qu’elle ira comparer les prix de la concurrence, de rebond en rebond jusqu’à trouver la bonne offre après avoir trop souvent fait dépenser des CPC de plus en plus élevés aux annonceurs.

Une convention couramment admise veut que le nombre moyen de visites des internautes avant de générer un chiffre d’affaires en e-commerce soit de 7 visites.

Ce chiffre renvoie vers la question de la maturité des prospects ciblés par la publicité : est-il nécessaire de se placer en annonces payantes pour générer ces 7 visites en moyenne ? L’audience qui ne convertit pas est simplement le résultat des ciblages limités des outils de publicité en ligne, incapables d’attirer un trafic suffisamment qualifié et prêt à convertir.

C’est donc plutôt vers le marketing de contenu que s’orientent de nombreux sites e-commerce pour répondre aux questions des clients effectuant une recherche en amont d’un achat, le contenu naturel visant à mieux accompagner et segmenter l’audience pour l’éduquer. Et désormais, l’achat de mots-clés tend à être davantage réservé à des recherches qualifiées dédiées à la transaction.

2. Élaborer une stratégie de contenu

La stratégie de contenu vient optimiser le référencement naturel ainsi que la notoriété web d’un site e-commerce, un bon moyen de proposer son expertise et d’avoir son mot à dire pour s’adresser à une audience précise. À ce sujet, vous pouvez lire cet article pour suivre pas à pas les étapes afin de réaliser votre stratégie de contenu. Deux options : celle de la Content Factory en interne avec une équipe dédiée ou celle de l’externalisation vers un réseau de freelances ou une agence de contenu (spécialisée en Inbound Marketing).

  • Entre 1200 et 1600 : C’est la quantité optimale de mots pour constituer un article bien référencé et dont le taux de rebond sera au plus bas, avec un temps de lecture moyen maximal (Buffer).
  • Le marketing de contenu coûte 62 % moins cher que les leviers marketing traditionnels et génère jusqu’à 3 fois plus de prospects pour le même budget (Source: DemandMetric)
  • Le taux de conversion des sites web déployant un blog est près de 6 fois plus que les autres sites vitrines (Source: Aberdeen)
  • Repenser vos emailings

L’emailing est l’exemple type de la réussite des effets de la personnalisation du contenu. La personnalisation d’un emailing va de pair avec sa performance. Objet, contenus, visuels, tout peut être personnalisé selon les champs en base afin de proposer le message le plus adapté à votre cible.

Par exemple :

  • Une newsletter récapitulative de tous les articles du blog en lien avec les produits consultés par un internaute sur le site e-commerce ;
  • Un couponing associé à la consultation d’une fiche produit plus de 5 fois ;
  • Un guide / comparatif de produits similaires à une précédente recherche sur le site ;
  • Etc.

Un emailing est en revanche souvent perçu comme un spam par le consommateur quand il est axé sur la simple réclam’, les démarques et offres promotionnelles non ciblées avec ses intérêts. Pourquoi tenter de vendre des fers à repasser ou des extensions de cheveux à un Geek ? CQFD : le consommateur risque de réduire l’attention qu’il porte à vos emailings. La preuve en est, le taux d’ouverture triple sur un emailing récurrent dont le contenu est segmenté.

  • Sur un même ciblage, le taux d’ouverture d’un emailing de contenu sera de 15 % en moyenne alors qu’il ne sera que de 8 % sur un emailing produit ou promotion ;
  • 90 % des consommateurs trouvent le contenu personnalisé utile (Source : McMurray/TMG) ;
  • 78 % des internautes croient que les entreprises ayant rédigé leurs contenus sont intéressés à bâtir une bonne relation avec leurs clients (Source : McMurray/TMG)

Je vous invite donc à créer une newsletter hebdomadaire sur vos contenus et à limiter les emailings purement axés produit, dans la mesure du possible bien sûr !

4. La publicité native sur les réseaux sociaux

Avec « communauté » comme mot d’ordre, les réseaux sociaux sont aussi des outils de vente, de partage des offres et des contenus du site. Ici, le mot d’ordre est celui du “Magasin-Magazine” pour créer une communauté intéressée par des productions, des reportages à propos des produits mis en avant. Le contenu se doit de devenir le packaging et une raison détournée pour finalement parler du produit. Interviews, tests, comparatifs, mises en pratique… tout est bon pour faire du contenu à propos d’un produit et pour animer une communauté de clients.

Avec plus ou moins de réussite, c’est ce que tentent de réaliser de nombreux sites e-commerce en trouvant non seulement une ligne éditoriale adaptée aux réseaux sociaux, mais aussi une véritable culture. Il s’agit ici d’une culture en rapport avec les cibles prioritaires et qui se traduit dans le langage, dans la répartie et les événements ponctuels pour animer et dynamiser les rapports avec l’audience.

En termes de KPI, on s’intéressera au :

  • Taux d’engagement qui traduit la qualité et le taux de clics, partages, likes, retweets sur les différents médias sociaux ;
  • Reach notamment sur Facebook pour générer un maximum d’intérêt vis-à-vis de ses abonnés.

Au niveau de la publicité, Facebook Campaign Manager et Twitter Ads permettent d’avoir une audience très ciblée, donc très qualitative. Les ads sont aussi devenus des chemins presque obligatoires pour accroître rapidement le reach d’une annonce et la voir gagner en viralité.

Astuce : il est bon de donner un élan de partages organiques à une annonce sur Facebook avant de la monétiser pour permettre à l’algorithme de lui donner des “points” bonus liés à sa performance naturelle. Alors, n’hésitez pas à publier, à partager et à booster le contenu vous-même avant de mettre en place un budget pour le promouvoir.

5. Croiser les données avec une DMP

Une DMP (Data Management Platform) permet d’unifier tous types de données autour de la personne. Cela revient à recentrer les différentes données repérées à tel ou tel moment pour les restituer à la bonne personne et ainsi avoir une base de données très complète et très qualitative. Elle va donc vous permettre d’avoir un CRM performant.

6. Se lancer dans le retargeting

L’internaute a de plus en plus de choses à gérer en même temps : son travail, sa vie privée, sans compter les impondérables comme une fuite d’eau qui s’est déclarée ce matin dans la cuisine… Il a donc une personnalité de zappeur. Il peut voir une information, être convaincu, mais passer à autre chose et l’oublier : c’est là où le retargeting est très utile.

Grâce à des campagnes retargeting, vous allez rappeler à vos prospects que vous existez pour passer à la conversion !

  • Le CTR moyen des campagnes emailing retargeting est de 33 % contre 8 % pour un emailing traditionnel (source) ;
  • Les taux de conversion sont 2 à 5 fois supérieurs dans les campagnes marketing qui utilisent le retargeting de l’audience (source).

Avoir un point de vente physique
C’est une stratégie coûteuse si vous ne possédez pas déjà un magasin, mais le taux de conversion passe en moyenne de 4 % à 10 %, soit plus du double ! Cela fait réfléchir. De plus, avoir un point de vente physique est en totale adéquation avec 2 théories marketing du moment.

Le taux de conversion d’un site e-commerce passe de 4 à 10 % s’il possède un magasin physique !

Le SoLoMo (Social Local Mobile) : cette théorie repose sur le fait que le web doit se recentrer sur le local et que la communication que l’on sert aux internautes doit être en priorité une information centrée sur ce qui se passe autour d’eux. Un magasin physique près de chez eux ajoute de la proximité avec vos clients.

75 % des consommateurs recherchent en ligne, mais achètent en magasin

Le RePo (Recherche Online Puchainse Offline) : 75 % des consommateurs qui visitent des sites e-commerce achètent finalement leur produit en magasin physique. Ils se sont cependant d’abord renseignés via internet, parfois sur le site d’un concurrent du magasin où ils vont finalement acheter le produit. Ne travaillez pas pour la concurrence !

8. Avoir un site performant autant sur mobile que desktop

Avoir un chiffre avec un temps de réponse minimum est une des clés à maîtriser pour ne pas perdre de clients dans le tunnel de conversion. Chaque seconde supplémentaire de chargement représente des visiteurs qui quittent votre site.

Plus de 3 secondes de temps de réponse : 40 % des internautes quittent le site (source Fevad)

De nombreux sites mobiles peinent effectivement à charger en moins de 5 secondes. La raison ? Des styles qui conditionnent l’affichage mobile, chargé en dernier. La donne change sous l’impulsion de Google, heureusement pour les internautes et malheureusement pour les nombreux sites mobiles toujours aussi lents.

Conclusion

Pour conclure, il est important de ne négliger aucun point et de ne pas faire un focus pour optimiser un point précis, mais plutôt de réussir à avoir une vision globale. Certains de ces points nécessitent un service entier, comme la création d’une stratégie de contenu ou des compétences techniques fortes comme l’optimisation des temps de réponse.

Les tendances du webdesign à suivre

Les tendances du webdesign à suivre

Dans les tendances du web, il y a celles qui se confirment et d’autres qui émergent, ce qui était tendance hier est has been aujourd’hui, mais il est intéressant de noter que le web étant avant tout un outil de communication, le fait de ces changements sont le résultat de critères souvent objectifs en vue d’améliorer l’expérience utilisateur, mais aussi à la nécessité de rendre le site plus léger et d’augmenter la vitesse de chargement de ce dernier.

Flat design et style minimaliste
Certaines tendances qui pourrait n’être que le fait d’une mode se voit confirmer comme véritable exigence d’un web moderne et efficace. C’est le cas du Flat design et son style minimaliste, qui correspond aux exigences de légèreté, de rapidité, de simplification, de lisibilité, d’accessibilité, de mobilité du web.

La Conception en mosaïque
Répondant à la fois aux exigences d’un web utilisant les grilles pour faciliter la réorganisation modulable des éléments en responsive design tout en conservant un design esthétique et aux exigences du flat design, ce style est de plus en plus présent sur les sites web.
Cette organisation très fonctionnelle permet de donner une vision claire d’une offre de produits, de services ou d’informations.

Scrolling vertical
Les blogs ont largement contribué à démocratiser les pages avec un long scrolling vertical. Le scrolling est plus confortable que la recherche des rubriques à partir du menu car ça demande moins de manipulations. Personnellement je milite pour ces longues pages d’accueil, qui repoussent loin le contenu derrière la ligne de flottaison, même si récemment Google a déclaré le contraire. Cette tendance semble d’ailleurs adoptée par les designers.

L’abandon de largeur fixe
Le design étant liquide, adaptatif ou responsive, pourquoi fixer encore des largeurs maximum pourquoi ne pas revenir au fondement du web. Mais il est sûr que certains continueront à vouloir dompter leurs mises en page avec des design adaptatifs et des points de rupture fixe.

L’utilisation de grandes photos de qualité
Les résolutions des écrans augmentant, l’utilisation de grandes images valorisantes c’est répandu à travers la toile. Les stock photos sont devenues une source d’approvisionnement à moindre coût avec l’écueil de voir se reproduire les mêmes visuels sur des sites déjà très proches dans la forme. D’autres sources sont désormais disponibles, ce sont les photothèques distribuant les images sous licences CCO, les visuels sont utilisables gratuitement pour une utilisation commerciale. Mais certaines sociétés de services font l’effort de produire leur propres visuels et utilisent de plus en plus de photos personnalisées.

Le scroll infini
Une solution pour éviter la pagination fût l’apparition des sites au scroll infini, il répond parfaitement à l’exigence du « Mobile First » en rendant facile la consultation d’une page sur smartphones et tablettes, mais reste difficile à optimiser pour le SEO.

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Construire une communication sur la vidéo
On voit de plus en plus de vidéos dans les interfaces. Elles permettent de raconter l’histoire de l’entreprise, présenter les produits et les services. La vidéo peut-être utilisé comme vecteur principal d’un message ou combiné avec du texte qui se superpose à cette dernière.

Les infographies et data visualisations
David McCandless et son data journalisme a largement contribué à développer ce style de représentation des datas à la fois dans le print et dans le web. Un style vectoriel parfaitement compatible avec le nouveau dessin du web, donnant la possibilité d’afficher efficacement des données complexes en une forme compréhensible et ludique, elle peut ce décliner sous forme d’animation SVG fluide, légère et visuellement agréable.

Le retour de la typo
Sortant de leur réserve les fontes si essentiels au web, sont désormais des éléments graphiques incontournables. N’étant plus limité comme par le passé à une dizaine de polices élémentaires, le web a pu redécouvrir les identités visuelles et des choix de typographies plus audacieux. On voit apparaître des titres de page énorment, des mises en pages élégantes et graphiques sans autre artifice qu’un peu de texte ce suffisant à lui-même. Un effort conséquent est fait pour améliorer la lecture, des textes plus gros et des interlignages favorisant la lecture.

La disparition des grandes images en tête de page
Nombres de sites disposent aujourd’hui de ces grandes images en tête de gondole sous la forme de grands sliders, qui valorisent si bien les marques et leur produits, mais ces derniers ont été dépréciés depuis quelques temps en raison de leur faible taux de clics. Plus récemment on a même constaté l’abandon pur et simple des images en tête de page. La tendance à suivre étant le style minimal qui se veut être le plus simple possible. Des designers arrêtent d’utiliser des images et ne garde que du texte.
Pas certains que cette tendance devienne le « mainstream » la publicité et les annonceurs auront du mal à se couper de leurs principaux vecteurs de communications.

Le burger icon
Comme une signalétique qui arrive dans les usages, ce pictogramme en forme de burger avec trois lignes horizontales, cache en réalité une navigation révélée d’un clic, largement utilisé par les OS et les navigateurs mobiles, cette nouvelle affordance gagne peu à peu les internautes

Le slideout menu ou menu gauche sortant
Ce n’est pas vraiment une nouveauté, mais plus une récupération de ce que les applications mobiles nous avaient habituées, le menu sortant à gauche, par effet recouvrant ou poussant le contenu. Un retour à la navigation verticale, un temps disparu au profit du menu horizontal, mais si populaire dans les années 90, lorsque l’on produisait du site avec des frameset. Utilisé comme menu principal ou complémentaire, ce type de menu est devenu populaire notamment sur les sites d’informations qui doivent gérer un grand nombre de thématiques.
Certains site, comme celui de la fnac.com fraichement relooké, c’est fendu d’un menu gauche mais n’a pas souhaité le faire disparaître complétement derrière un burger icon à l’instar de slate.fr

Le retour gagnant du gif animé
Combinant effet d’animation et infographie le Gif animé est un excellent moyen de créer des interfaces animées ou d’animer des datas. En boucle très courte elles permettent d’être très pédagogique et ludique à la fois.

Storytelling
Les technologies actuelles permettent de créer un récit linéaire et intéractif, en scrollant on permet à l’internaute de faire défiler des éléments graphiques et ainsi de lui raconter une histoire.

Split-screen
La tendance du webdesign à deux colonnes, a fait son apparition avec l’utilisation du double scroll. Elle permet une mise en page mettant les éléments en contraste et en vis-à-vis, elle peut se révéler fort intéressante dans certain cas, mais ne peut pas être généralisée à tous les sites de manière systématique.

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

À l'occasion de l'assemblée générale de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le cabinet McKinsey & Company a présenté les résultats d'une étude identifiant cinq grandes tendances qui façonnent l'e-commerce.

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

La physionomie du secteur de l'e-commerce n'a pas fini d'évoluer. Une étude menée par le cabinet McKinsey & Company durant quatre années aux États-Unis et deux ans en Europe, portant sur le consommateur digital, a permis de dégager cinq grandes tendances qui animent le secteur aujourd'hui, et conditionnent son avenir :

 

- Nouvelle explosion de l'e-commerc
- Une migration vers les mobiles
- L'essor du multicanal
- Le cyberacheteur, de plus en plus social
- Big Data, une mine d'or qui reste à exploiter

  • Nouvelle explosion de l'e-commerce

Loin d'être arrivé à un stade de maturité, l'e-commerce devrait prochainement connaître une nouvelle dynamique de forte croissance, notamment pour trois grandes catégories de produits. La première concerne les médias et divertissements. La seconde serait le nouveau champ de bataille numérique, il s'agit des produits d'équipement de la personne et de la maison. En effet, pour ces produits, le taux de recherche en ligne est inférieur à 30 % des acheteurs européens connectés, et le taux de dépenses est inférieur à 20 % des dépenses en ligne en Europe. Il existe donc une réelle marge de progression. Troisième catégorie de produits encline à exploser sur le Web, les produits d'entretien et alimentaires, qui restent principalement recherchés et achetés en magasin. Cependant, pour une marque ou un pure player souhaitant investir sur l'une de ces catégories de produits, il convient de connaître les motivations d'achatsauxquelles elles sont rattachées.

Ainsi pour la catégorie médias et divertissement, le prix et la disponibilité sont clés, tandis que pour l'équipement de la maison et de la personne, ce sont l'expérience, le service, le choix et l'assortiment qui font la différence. Enfin, concernant les produits d'entretien et l'alimentaire, les consommateurs privilégient la praticité et le gain de temps.

  • Une migration vers les mobiles

La montée en puissance des smartphones et des tablettes chez les consommateurs a évidemment de fortes répercussions sur le commerce. Alors que 50 % des internautes effectuent des recherches en ligne pour obtenir des informations avant l'achat, les recherches sur le téléphone mobile ont augmenté de 75 % entre 2010 et 2011. Si le domicile reste le principal lieu de recherche sur le mobile (73 % des répondants en Europe), 42 % des consommateurs procèdent à des recherches en ligne sur le point de vente sur leur terminal mobile.

Parmi les motivations, 34 % de ces derniers ont répondu qu'ils utilisent des applications pour comparer les prix. Or, ces recherches sur mobile ont un impact direct sur le comportement d'achat : 65 % des répondants déclarent reporter leur achat ou changer de magasin en fonction de ces recherches. L'achat sur mobile est, en revanche, encore au stade émergeant : même pour les produits de la catégorie "médias et divertissements", les taux de recherche et de dépenses sur terminal mobile sont encore très bas.

  • L'essor du multicanal

Les points de vente physiques sont également impactés par les comportements des acheteurs en ligne. Un postulat de base : un peu plus de la moitié des cyberacheteurs déclarent regarder "uniquement" ou "principalement" les sites des enseignes dans lesquelles ils achètent régulièrement. L'autre moitié étant plus réceptive aux pure players d'Internet.

Trois principales raisons sont évoquées concernant l'achat en magasin : pouvoir essayer, toucher et sentir le produit, en vérifier la qualité et enfin, le plaisir que procure le déplacement en magasin. Les consommateurs apprécient la praticité que confère le modèle multicanal, dont les différents canaux ont des fonctions complémentaires. Pour preuve, ils sont 55 % dans l'hexagone à vérifier en ligne la disponibilité du produit en magasin, et 33 % d'entre eux achètent en ligne pour finalement retirer l'article en magasin.

  • Le cyberacheteur, de plus en plus social

Cela n'est plus une surprise, les réseaux sociaux ont un rôle de plus en plus important dans le processus d'achat. Ils peuvent, en effet, être un portail d'accès ou un lien avec les enseignes. Par exemple, 34 % des consommateurs américains déclarent suivre des enseignes de commerce de détail sur Facebook (14 % en France).

Ils sont également une source d'informations préalable à un achat : près de 30 % des Britanniques déclarent avoir confiance dans les recommandations issues des réseaux sociaux (25 % en France). Pour les distributeurs et pour les marques, l'optimisation de leur présence sur les réseaux sociaux devient donc impérative.

  • Big data, une mine d'or qui reste à exploiter

Véritable mine d'or de l'information clients, la big data est la dernière grande tendance de l'e-commerce. Elle peut notamment permettre de connaître en détails le parcours d'achat de chaque client, ou de démontrer que les cyberacheteurs sont plus âgés et plus aisés que la moyenne des internautes.

" Les acteurs qui déploient les meilleures pratiques en matière de connaissance du client affichent des taux de croissance annuels moyens significativement supérieurs à la moyenne des concurrents ", explique ainsi Éric Hazan, directeur associé de McKinsey.
© ecommercemag.fr

 Que retenir des tendances digitales

Que retenir des tendances digitales

Mary Meeker dresse un panorama global des enjeux digitaux pour les années à venir; rien n'échappe à sa sagacité et tous les sujets ou presque sont traités dans cette somme de 197 pages.

Le développement du mobile et des formats, les taux d'équipements en ralentissement, de nouveaux acteurs de plus en plus puissants sur le marché publicitaire et l'essor de la consommation vidéo; l'intégration du digital dans l'entreprise qui entraîne une modification en profondeur des relations internes et externes; un chapitre consacré à la croissance des usages des messageries instantanées; et un focus sur l'émergence de la Chine et de l'Inde.

Lire l'étude