Marketing digital : 10 tendances en 2018

Marketing digital : 10 tendances en 2018

Après l'avènement de la messagerie sociale et de la live vidéo en 2017, quelles seront les grandes tendances qui définiront la communication des marques sur le web et les réseaux sociaux en 2018 ?

Tendance #1 Une armée de chatbots

De quoi parle-t-on ? Vous l’avez sûrement remarqué : depuis quelques temps, les marques vous parlent de plus en plus en direct sur Facebook Messenger, que ce soit pour prendre votre commande de pizzas, pour répondre à vos questions au sujet d’une réservation de vol aérien, pour vous recommander une sélection de vins pour accompagner votre repas du soir ou même pour vous aider à choisir votre parfum.

Ces logiciels boostés à l’intelligence artificielle sont tout spécialement programmés pour pouvoir dialoguer avec vous et répondre à vos questions. Pour l’instant, cette technologie a eu un peu de mal à démarrer du fait des limites des réponses de ces derniers (certains parlent même d’« arnaque chatbots » ), mais certains influenceurs, comme par exemple Emmanuelle Leneuf, fondatrice et CEO de Flashtweet, prédisent son décollage en 2018.

« 2018 sera-t-elle l’année de l’explosion de l’intelligence artificielle sur les médias
sociaux ? L’IA, au cœur des débats, devrait aussi être au centre des stratégies des marques sur les Réseaux Sociaux. Objectif : entrer plus facilement en connexion avec les consommateurs sur l’ensemble des plate-formes de messageries. A ce titre, 2018 devrait être l’année du #JamaisSansMonChatbot. L’enjeu : fidéliser les clients et rendre les conversations instantanées avec des réponses en temps réel. Névralgique quand on sait qu’ils préfèrent passer par les applications de messagerie pour demander des renseignements…ou pour se plaindre. Autre tendance-clé : une relation hyper personnalisée, voire individualisée, grâce à la retranscription des opinions et processus de décision des consommateurs. Et les médias sociaux sont une vraie mine d’or dans ce domaine ! »

« On a pu assister à un phénomène intéressant en 2017, où finalement l'interaction entre la marque et ses consommateurs est devenu le centre névralgique du parcours d'achat online. Cette tendance promet un impact non négligeable dans l'amélioration de la rentabilité des organisations. »

Mais au-delà de cette armée de chatbots, l’IA n’en est qu’à ses débuts dans sa révolution du marketing et de la communication des marques, comme le souligne Karine Abbou, CEO et fondatrice de la Content Marketing Académie :

« Je ne prétends pas savoir de quoi demain sera fait mais je peux en revanche évoquer un sujet en vogue aux Etats-unis : le trio IA, VR & IoT et notamment l’intelligence artificielle au service de la création de Robot créateur de contenus engageants : bien plus abouties que les technologies de content spinning, certaines technologies d’intelligence artificielle permettent aujourd’hui de placer la data au service de l’intelligence narrative. L’objectif : transformer la data en contenus créatifs, engageants qui racontent une vraie histoire sans recourir à l’intelligence humaine. Par exemple, l’entreprise américaine Narrative Science a développé ce concept d’intelligence narrative pour marketer son software Quill. L’entreprise créée en 2011 par des étudiants du MIT compte déjà parmi ses clients des entreprises financières telles Deloitte, PWC ou Master card qui utilisent Quill pour rédiger leurs rapport financiers … Des médias tels le Washington Post ou Associated Press ont eux aussi développé leur propre software d’intelligence narrative utilisés tant pour la création de leurs propres contenus que pour ceux de leurs clients. Au-delà des mots « trendy » et de la dimension parfois un peu gadget, l’enjeu réel pour le marketeur en 2018 sera de ne pas mélanger la fin et les moyens : le nombre de moyens technologiques à la disposition du marketeur pour nouer des touch-points avec ses clients apparaissent aujourd’hui vraiment sans limites. Mais ils ne restent que des moyens au service d’un fin qui elle, doit se lire en 3 mots : créatif, utile (et plus que jamais) authentique... »
 

Tendance #2 Place à la réalité augmentée

De quoi parle-t-on ? La réalité augmentée est une technologie qui permet d'ajouter des éléments en 2D ou en 3D à une image existante. Au cours des douze derniers mois, de plus en plus de plateformes ont permis aux utilisateus et aux marques d'enrichir leurs photos par ce moyen.

« Souvent confondue avec la réalité virtuelle par le grand public, la réalité augmentée est devenue en quelques mois une tendance technologique de fond qui touche de nombreux domaines allant du professionnel à l’entertainment.

La démocratisation de cette technologie s’est faite principalement à travers 2 phénomènes: PokemonGo de Niantic Lab mais surtout avec les selfie lens de Snapchat. Ces derniers permettent d’appliquer des maquillages et ornements virtuels sur le visage de l’utilisateur. Ils ont servi à familiariser le public avec la réalité augmentée avant que Snapchat ne publie d’autres effets permettant de positionner des éléments virtuels dans un décor réel comme un nuage, un bâtonnet de glace ou encore de petits personnages.

La réalité augmentée ‘scanne’ l’environnement pour identifier les surfaces planes sur lesquelles seront ‘posées’ les éléments virtuels. Dernière évolution proposée par Snapchat, les bitmojis poussent le curseur un peu plus loin en permettant aux utilisateurs de créer leur propre avatar en réalité augmentée.

Instagram, assumant avec décontraction sa démarche de copie carbone systématique des évolutions fonctionnelles, a racheté l’appli MSQRD en mars 2016 pour prendre le train de la réalité augmentée en marche.

Bien évidemment, une fois passée la période des selfies lens lambda, Snapchat en a fait une nouvelle forme d’expression publicitaire en vendant aux marques des selfies lens permettant aux fans de se retrouver dans la peau d’Iron Man, des Power Rangers ou tout récemment de plonger dans l’Upside Down pour la sortie de la saison 2 de Stranger Things sur Netflix.

Peu à peu, le potentiel de la réalité augmentée s’affirme comme un puissant moyen d’embarquer les utilisateurs dans l’univers de la marque pour une expérience personnalisée. Nul doute qu’Instagram ne va pas tarder à réagir en améliorant significativement l’expérience immersive pour offrir aux annonceurs une alternative à l’offre de Snapchat. »

« Les consommateurs sont aujourd’hui non seulement à la recherche d’une relation client personnalisée mais aussi d’une expérience de marque indissociable qui peut aller au-delà du produit. En ce sens l’utilisation de technologies immersives comme la réalité augmentée ou la réalité virtuelle peuvent répondre à ces attentes. »

Et quand on parle de réalité augmentée, il y a un sujet en particulier qui déclenche les passions, aussi bien chez les influenceurs que chez les utilisateurs : j’ai nommé les Stories, dont le format Instagram compte à présent plus de 300 millions d’utilisateurs actifs !

Depuis leur lancement, les Stories d'Instagram semblent écraser toute concurrence.
Comme l'explique Jonathan Chan, Chef de Projet SEO/CM chez iProspect France :

« A l’heure de l’overdose des contenus et d’une communication de marque policée, les internautes ont besoin de se reconnecter aux vraies valeurs des marques. Le format des Stories est donc parfaitement approprié pour remplir ces objectifs. Il dispose de plusieurs avantages : pour commencer tout ce qui est rare est précieux. Comme les Stories s’effacent au bout de 24H, un sentiment de FOMO (Fear Of Missing Out) se crée et forcément ce contenu est jugé plus qualitativement aux yeux des internautes.

Ensuite les Stories font partie de la tendance du marketing en temps réel, ce format permet de créer de l’authenticité et offre également une dimension à raconter des histoires (storytelling) car il suit une certaine linéarité.

Enfin, ce sont des formats nettement plus engageants par leur côté «fun », Snapchat et Instagram continuent à innover en proposant régulièrement des formats incitant à l’interaction comme les nombreuses Lenses de Snapchat ou le sondage par Instagram. Le côté conversationnel est de même performant car les personnes sont en contact direct avec les Stories publiées par la marque. »
 

Tendance #3 Quel impact pour la recherche vocale ?

De quoi parle-t-on ? Que ce soit à travers les portables ou des assistants personnels comme Google Home, la recherche vocale a désormais fait son entrée dans le quotidien de nombreux français. Cette nouvelle façon d’accéder à des contenus et même d’acheter sur le web ne manquera pas de disrupter les stratégies de SEO, de contenu et d’e-commerce des marques en 2018, comme le soulignent deux de nos expertes.

« La recherche vocale risque bien de rentrer dans les mœurs très prochainement : en 2015, 20% des recherches étaient faites par la voix sur l’application Google aux Etats-Unis et on estime que d’ici 2020, 50% des recherches seront vocales. Cette progression s’explique notamment par l’évolution des usages des internautes : le trafic Internet mobile a dépassé le trafic sur ordinateur, les assistants personnels se multiplient (Siri, Ok Google, Cortana, …). Ces nouvelles tendances vont donc obliger les marques à repenser leurs stratégies SEO qu’elles devront orienter vers les attentes des internautes et non plus vers leurs produits.

La formule « Client First » va prendre tout son sens. Tout l’enjeu sera de répondre aux besoins du consommateur de manière très précise. Ainsi, les requêtes vont s’allonger, les mots-clés vont devenir des phrases et surtout des questions, et les résultats des requêtes sur les moteurs de recherche ne seront plus une liste de sites web à visiter, mais bien une réponse précise qui devra satisfaire l’internaute de manière quasi-instantanée. Les rédacteurs web risquent donc de devoir revoir leur syntaxe dans un langage parlé et non écrit. »

« Alexa, Siri et Cortana génèrent de plus en plus de recherches vocales, une tendance qui continuera à s'accentuer (en parallèle avec notre paresse) en 2018 et au-delà. Ce qui veut dire que l'achat de mots clés devra faire partie de votre boite à outils l'année prochaine. Les trois premières positions dans les résultats de recherche deviendront l'objectif de presque toutes les organisations. »

Pour aller plus loin, écoutez la première partie ce très bon podcast de Studio 404 sur le phénomène Google Home.

Tendance #4 Shoppable media, kesaco ?

De quoi parle-t-on ? Le terme « shoppable media » fait référence aux possibilités offertes par de plus en plus de plateformes pour un type de contenu plus riche qui donne l’option aux consommateurs d’acheter directement le produit : un bouton « acheter » peut ainsi apparaitre directement sur une image publiée sur Instagram, ou sur un pin sur Pinterest. Quel avantage ? Des études montrent qu'au moment où ils consultent le contenu de la marque, les consommateurs sont trois fois plus susceptibles de faire un achat qu'au cours de leur vie quotidienne.

Pour capturer l'attention des internautes, les marques devront créer des expériences plus immersives, avec des boutons permettant achats et interactions avec la marque directement sur les différentes plateformes et appareils utilisés plutôt que de privilégier la redirection du client vers leur site.

« Alors que les marques premium ont longtemps été réticentes à l’idée de commercialiser leurs produits en ligne, nombreuses offrent aujourd’hui à leurs clients la possibilité de faire leur shopping en ligne : Saint Laurent, Hermès, Isabel Marant, LVMH au travers de24sevres.com ou encore Dior et Louis Vuitton, etc. Au cœur des stratégies, facilité et sécurité d’achat. Si l’avènement des smartphones et des tablettes a fait du m-commerce un nouveau relai de croissance pour les marques, les grandes Maisons entendent bien relever le défi du commerce connecté. Du fond de leur lit ou sur la banquette d’un taxi, les consommateurs utilisent leurs smartphones partout, à toute heure : la vente de produits sur mobile apparaît comme l’avenir du commerce du luxe, une opportunité à saisir pour répondre aux nouveaux besoins du client, pour l’accompagner dans ses nouveaux usages. L’enjeu ? L’importance d’offrir aux consommateurs une expérience client cohérente en multicanal, où vente en ligne et vente au travers des boutiques physiques convergent.

Cependant, d'autres voient un autre danger pour les marques : celui du « social cooling ».

« Des voix de plus en plus nombreuses et influentes (Tim Berners-Lee, pionnier du Web, Tristan Harris, ex Google, Sean Parker ex Président Facebook, Justin Rosenstein, inventeur du bouton "like" sur Facebook) s’élèvent dans l’écosystème tech pour dénoncer, voire combattre le design de l’attention (la captologie). Le contrôle social exercé par les réseaux sociaux (injonction du cool par exemple), l’addiction tenant à la nature même du service, le foisonnement de recommandations et la tyrannie de la notification sont dénoncés comme des fléaux. Immersion 24/24h et 7/7j, près de 150 checks quotidiens de son smartphone… 2 500 pour les Millenials ! On a beaucoup glosé sur la capacité d’attention passée de 12 secondes en 2000 à 8,5 secondes en 2017, moins qu’un poisson rouge (et 3 secondes sur les réseaux sociaux !) ou sur l’injonction à la déconnexion pour mieux se reconnecter au monde, à son entourage.

Avec des messages de plus en plus nombreux – souvent personnalisés certes - et un temps d’attention qui se réduit, le marketing de l’attention pourrait se transformer en marketing de la tension, ce crash où les informations à consommer dépasseront notre capacité d’attention, où les conséquences sur la concentration, la manipulation des opinions et l’attention aux autres et à soi deviendront délétères. Autre scénario possible, l’entrée en résistance des utilisateurs à l’instar des adblockers pourrait venir gripper la machine. Facebook a ajouté une option "prendre vos distances" avec des solutions pour moins voir un.e ami.e sans le ou la retirer de ses contacts. Sans éthique du design de l’attention, attention les utilisateurs pourraient eux aussi prendre leur distance. »

Pour aller plus loin sur le thème du social cooling, lisez cet article très intéressant de Catherine Cervoni sur le sujet.

Tendance #5 Les fake news, un enjeu de taille pour les marques

De quoi parle-t-on ? Quelle que soit le secteur d’activité dans lequel vous travaillez, la montée des fake news est une tendance à continuer à prendre en compte en 2018. Vous dépensez beaucoup d’argent pour protéger et développer l’image de votre marque, mais tout ce travail peut être détruit en quelques heures par une seule publication qui fait le buzz sur le Web social en lien avec vos produits, vos services ou même vos équipes de direction.

Voici cinq scénarios « fake news » qui pourraient vous affecter en 2018 :

  • Une attaque envers la réputation de votre marque – une fake news buzze sur le web au sujet de votre marque.
  • Une erreur de communication – vous avez inopinément propagé une fake news à travers vos canaux de communication.
  • Une publicité mal interprétée – du fait d’une publicité mal interprétée, votre consommateur remet en cause les valeurs de votre marque, ou sa confiance envers celle-ci
  • L’endroit où sont publiées vos publicités – des internautes s’insurgent par rapport au placement inopportun de votre marque sur des sites controversés.
  • Une erreur d’appréciation – vous avez basé une décision interne sur une fake news.

De nombreuses marques ont déjà pris conscience de ce nouveau type de menaces. Vodafone, par exemple, a menacé Google et Facebook en juin dernier de diminuer ses investissements publicitaires sur leurs plateformes s’ils ne prenaient pas de mesures décisives pour limiter la diffusion de fake news.

Pour aller plus loin : lisez cet article (en anglais) sur les différentes façons dont les fake news peuvent endommager la réputation d'une marque.

Tendance #6 La portée organique, chronique d’une mort annoncée ?

De quoi parle-t-on ? A l’heure actuelle, une grande partie des stratégies digitales de professionnels du marketing et de la communication reposent sur un bon positionnement SEO, ainsi que sur la portée organique de leurs publications sur les réseaux sociaux. Tout cela risque fort de changer en 2018 avec la mort annoncée de la portée organique des pages Facebook, et une concurrence toujours plus intense pour accéder aux premières pages des grands moteurs de recherche.

« En 2018, nous allons assister à l'érosion continue de la portée organique des pages Facebook. Cependant, les marques et les éditeurs se rendront finalement que la meilleure marche à suivre est de mettre en place une stratégie intelligente basée sur des contenus sponsorisés. »

Tendance #7 Le retour du real-time marketing

De quoi parle-t-on ? Si on devait résumer le marketing en temps réel à un seul exemple, on parlerait probablement de la magnifique réaction de la marque américaine Oreo suite à une panne de courant lors du SuperBowl : en un seul tweet non-planifié, la marque avait réussi à générer plus de buzz que toutes les publicités du match pour lesquelles avaient été dépensés des millions de dollars.

Et pourtant, l'exemple d'Oreo remonte déjà à 2013. Alors pourquoi en parler comme d'une tendance à surveiller en 2018 ? Réponse avec Hervé Monier, directeur de la communication chez Sofaxis et fondateur du BrandNewsBlog.

« Je ne vais pas être très original, mais pour moi une des tendances les plus marquantes devrait être la généralisation d'une communication de plus en plus synchrone et d'un marketing sans cesse plus émotionnel. La communication en temps réel, avec l'essor de la vidéo live bien sûr, mais aussi de la relation client "real time" via les réseaux sociaux ou via les différentes solutions de chat, qu'elles soient automatisées ou non, va obliger les marketeurs et les communicants à se confronter et à maîtriser de mieux en mieux cet art subtil qu'est la communication de l'instant... Au-delà des risques potentiels que cette "synchronisation" peut représenter pour les marques (car celles-ci sont en définitive à l'origine de 95% des bad buzz qui les concernent, soit par leurs erreurs, soit du fait d'une communication inappropriée), le temps réel offre surtout aux entreprises l'opportunité de se connecter davantage aux consommateurs et à leurs communautés, en suscitant la conversation en ligne et en leur offrant une expérience "live" sans cesse plus gratifiante et émotionnelle. Evidemment, le formidable développement de la personnalisation que permettront à l'avenir les big data et l'IA et l'émergence de la réalité augmentée, ne feront qu'enrichir encore cette expérience immersive de l'instant proposée aux consommateurs, pourvu de ne surtout pas oublier l'humain à mon avis, dont on devra veiller à ce qu'il demeure au centre de la relation, ainsi que je vous l'expliquais l'an dernier... »

Chaque tendance n'est pourtant pas sans avoir sa contrpartie. Pour Audrey Kabla, spécialiste du marketing pour les marques de luxe, certaines marques pourraient privilégier l'approche inverse.

« La fidélité authentique reste la clef de la pérennisation des ventes et de l’image de marque et ce même sur le digital. Dans un monde volatile, rapide, éphémère, les Marques de Luxe sont à même de ralentir le temps et le marquer, on parle alors de « SLOW
DIGITAL ».

Tendance #8 Le contenu vidéo, encore et toujours une tendance à suivre en 2018

De quoi parle-t-on ? Je sais, on a beaucoup parlé de Facebook dans ce billet. Au fil des années, ce géant du digital s’est distingué par sa capacité à s’adapter aux demandes du marché, et fait maintenant concurrence à travers ses différentes plateformes à d’autres grands noms du secteur. La vidéo est sans aucun doute une tendance dont on parle tous les ans, mais dont de nombreuses marques n’arrivent pas encore à exploiter le potentiel.

« Facebook va devenir un des acteurs principaux sur le marché de la vidéo, et deviendra même un des concurrents principaux de YouTube. En 2017, le réseau social avait ouvert la fonctionnalité Facebook Watch à certains créateurs de contenu (une sorte de chaine télévisée intégrée à Facebook). En 2018, nous verrons cette option s'ouvrir à toutes les personnes et les pages sur Facebook. »

Tendance #9 Vers de nouveaux types d’influenceurs ?

De quoi parle-t-on ? Le marketing d’influence est une autre tendance qui revient régulièrement en haut de la liste des priorités dans la stratégie des grandes marques. Celles qui s’y aventurent rencontrent parfois des problèmes tels que comment identifier les « bons influenceurs » pour sa marque, quels types de partenariats établir avec ces derniers, ou encore comment mesurer leur performance. Certaines entreprises ont même commencé à engager des personnes dont le seul travail est de travailler avec de nouveaux ambassadeurs. Cyril Attias prédit plusieurs développements dans ce secteur en 2018 :

« Le marketing d'influence va devenir stratégique. Les influenceurs vont devoir se réinventer en proposant des contenus à forte valeur ajoutée. Les agences comme la nôtre vont se positionner sur le conseil auprès de ces influenceurs. Les annonceurs vont devoir choisir des influenceurs puissants et affinitaires, en sortant de la logique média.

Les plates-formes de mise en relation marque-influenceurs vont s'épuiser. »

A l’inverse, d’autres marques s’orientent davantage vers une stratégie d’advocacy marketing qui mobilise les clients et surtout les employés de l’entreprise, comme l’explique Fabrice Frossard.

« Pour faire rapide, la mise en avant des collaborateurs participe de plusieurs finalités : le social selling en B2B ; renforcer le sentiment d’appartenance, renforcer la communication interne et externe, favoriser le recrutement, renforcer le sentiment d’appartenance et in fine renforcer la fidélité du collaborateur (les ambassadeurs d’entreprise sont 20 % plus enclins à rester dans leur entreprise). Autant de raisons pour motiver les collaborateurs à prendre la parole sur les réseaux sociaux et ainsi les valoriser.

Des raisons renforcées par l’émergence d’un marché d’outils dédiés à l’ambassadorat à l’image de Nukesuite, SociallyMap, Limber, Socciable, Social Dynamite entre beaucoup d’autres, sans compter les outils dédiés au social selling.

Autant de plateformes dévolues à la fonction de ces programmes ambassadeurs, qui je rappelle toujours l’étymologie est bien celui qui porte un message, là où l’avocat est bien dans une posture de défense et de justification. Notons l’ironie des choix sémantiques. L’entreprise porte un message urbi et orbi via ses collaborateurs là où la marque déploie des « avocats ». Elle devrait donc se défendre et recruter de nouvelles parties prenantes pour assurer leur plaidoirie ? Tout d’abord chacun est susceptible de nommer de quoi elle devrait se défendre, mais ce terme est intéressant dans la mesure où cette posture défensive intervient à un moment où le consommateur demande à la marque un nouvel engagement sur des valeurs émergentes : partage, transparence, solidarité, authenticité et plus égoïstement écoute, personnalisation. Autant de valeur dont en creux on peut supposer l’absence jusqu’alors.

Revenir au Brand Advocacy repose dès lors comme une évidence, tout individu est enclin à faire confiance à son propre réseau (84 % de confiance selon Nielsen), à ses pairs, à des experts, aux avis en ligne (62 % de confiance) et en règle générale à toute personne à qui il prête un crédit affectif ou intellectuel. Et qui in fine peut partager les mêmes valeurs de proche en proche. Rien de neuf depuis les travaux de Katz et Lazarfeld (1955), sinon le déficit de confiance connue par les marques en contrepartie de l’importance de nouvelles valeurs prônées par le consommateur couplée au contre-pouvoir de la recommandation.

Dans les deux cas, les marques et entreprises n’auront qu’une obsession : l’engagement. Des collaborateurs avec, et pour la marque du consommateur avec ses produits et son expérience. Mais susciter cet engagement à la fois une démarche technique plus fine reposant sur l’écoute des consommateurs pour dégager des insights pertinents (autre tendance 2018), et dans les deux cas, un contenu lui aussi pertinent donné à ses collaborateurs ou ambassadeurs. Le cercle est vertueux : j’écoute et anticipe les attentes, je crée et fais partager mon contenu par mes ambassadeurs. En dernier lieu, je mets en place les bons KPIs pour mesurer le résultat et j’affine dans un cycle permanent. Et éventuellement j’aligne ma politique RH ou produit au regard des résultats dont le premier d’entre eux : l’engagement. Cette métrique absolue doit être le point cardinal pour orienter son marketing dont les « ambassadeurs » et les « avocats » sont un des leviers. Mais au final, chacun l’aura compris, le vrai sujet est bien ici celui de la transformation numérique de l’entreprise orientée sur le client et son écoute quasi empathique rendue possible par les outils de veille, de collecte et la gestion du big data. L’ambassadorat est né des réseaux sociaux et du Web 2.0 avec la capacité donnée aux clients de s’exprimer qui trouve aujourd’hui son climax. Pour négocier ce nouveau modèle, l’entreprise doit s’engager ou mourir comme je l’écrivais dans un livre blanc dédié au contenu. Un engagement qui dépasse largement le seul contenu qui est lui la cristallisation des valeurs défendues par l’entreprise et signifié par les multiples prises de paroles, directes ou indirectes. C’est sans doute le message à porter. Je vous laisse juge. »

Tendance #10 Toujours plus de social selling

De quoi parle-t-on ? Dans la tendance précédente, Fabrice Frossard avait évoqué le social selling comme une des finalités de la mise en avant des collaborateurs de l’entreprise sur les réseaux sociaux. Cette méthode de prospection est devenue incontournable pour de nombreux professionnels en quête de nouvelles façons de développer leurs activités commerciales.

« En 2017, le besoin de transformation des méthodes de prospection B2B a atteint son paroxysme : Les dirigeants qui sauront faire évoluer leur approche commerciale vont vaincre les concurrents qui n’auront pas les compétences ni la volonté de changer radicalement leurs habitudes, leurs organisations, leur savoir être, leurs processus et leurs technologies de prospection marketing.

Pour la première fois dans l’histoire du marketing et de la vente B2B, la loi de Moore appliquée aux outils marketing vient d’être dépassée. Avec 4 nouveaux outils marketing créés chaque jour, la croissance exponentielle de ces technologies & startups marketing dépasse la capacité humaine à les appréhender et les installer dans les processus marketing.

La promesse de ces outils est de transformer votre marketing de manière exponentielle : Avec quels nouveaux outils et nouveaux processus marketing arriverez-vous à faire progresser l’entreprise de manière 10 fois mieux ciblée et personnalisée, 10 fois plus économiquement et - tout cela - 10 fois plus vite que les entreprises au marketing digital “non exponentiel”.

1. Avec le digital, les décideurs-acheteurs sont mieux informés que les commerciaux.

2. Ces commerciaux pensent être utiles alors qu’ils ne servent souvent qu’à négocier les remises.

3. Les dirigeants ne savent plus comment transformer leurs méthodes commerciales.

4. Les acheteurs se sentent agressés par les méthodes trop directes de certains commerciaux qu’ils jugent comme de l’agressivité, et les commerciaux ne savent plus comment convaincre du bien fondé de leur offre auprès des acheteurs.

5. Les technologies marketing n’ont pas amélioré la communication (je préfère parler de “conversation”) avec les acheteurs, mais ont - au contraire - augmenté l’infobésité et la pression commerciale sur les prospects qui ferment (un peu plus) leurs portes aux vendeurs.

6. Microsoft essaye de se placer au centre du jeu entre ces chats et ces souris, avec le rachat du réseau social Linkedin et la promotion du “social selling”.

7. Les consultants de tous bords ont donc fleuri sur cette “tendance” qui consiste à penser que l’on peut “vendre” via les réseaux sociaux ce que l’on n’arrive pas à vendre via les autres modes de communication : téléphonique, email, ou RV physique...

Bref, le monde de la prospection B2B ne tourne plus rond !

Certes, les technologies marketing - prises seules - ne sont pas la panacée. Le marketing touchant à l’humain, il n’est pas question d’empiler les outils et de démultiplier les actions automatisées.

Le social selling n’est une machine de guerre commerciale. C’est une machine de déception.

Le succès de la transformation digitale de vos méthodes de prospection B2B est bien plus large que les seuls réseaux sociaux et leur utilisation stratégie, planifiée, humanisée et contrôlée. En fait, la vision doit être holistique. Il faut réinventer les “4S” de son entreprise :

SAVOIR-ÊTRE & ORGANISATION COMMERCIALE : Comment réorganiser les fonctions commerciales pour mieux s’adapter aux acheteurs, simplifier l’achat, humaniser les relations, augmenter la confiance et encourager la perception positive des acheteurs à votre égard ??

SALES TECH : Quels sont les outils & technologies qui permettraient d’affiner la prospection, de l’accélérer & d’optimiser le temps de vos équipes ?

SALES PROCESS : Pour mettre en place des outils, quels sont les nouveaux processus précis qui permettraient d’optimiser les profits ?

SAVOIR FAIRE : Quelles sont les formations indispensables de vos équipes en Social Selling, SalesTech, Savoir-être ?

Le social selling n’est donc rien sans les 4S.

Les bons outils & technologies d’aide à l’efficacité commerciale (#SalesTech) intégrés aux processus commerciaux testés et optimisés (#SalesProcess) et maniés par votre nouvelle organisation commerciale avec le tact et le #SavoirEtre permettant d’humaniser la relation et de créer de la confiance, et le #SavoirFaire nécessaire concernant vos métiers et ces nouveaux outils. »

« Le social selling, mais plus particulièrement les méthodes d'Inbound Marketing (marketing entrant), constituent selon moi une tendance qui prend une réelle ampleur, boostée en France par des événements dédiés comme le Social Selling Forum.

A mes yeux, cela est plus vrai encore en BtoB, avec une prise de conscience importante de l'intérêt du marketing par le contenu adapté au parcours client. Ainsi, les blogs et LinkedIn restent des valeurs sûres ! A titre personnel, j'ai cette année envie d'explorer au maximum le Social Selling et plus particulièrement la meilleure manière d'utiliser les réseaux sociaux pour se rapprocher de sa cible, contextualiser et humaniser le message qu'on lui transmet. Je pense qu'il y a de belles choses à faire de ce côté-là, en 2018 et même au-delà. »

Sources : Talkwalker

Le futur des technologies digitales

Le futur des technologies digitales

Quels sont les nouveaux buzzwords du marketing digital ? A l'occasion de l'Assemblée générale de l'EBG, trois experts relèvent le défi de la prospective technologique.

Les technologies digitales évoluent, et vite. Le marketing digital, la data et la relation client en sont les premiers impactés. Lors de l'Assemblée générale de l'EBG, trois experts ont joué le jeu des devinettes : quels seront les concepts à la mode dans les deux prochaines années ?

Voici leurs réponses.
Intelligence artificielle (IA)
L'IA semble LE concept à suivre. "Ce qui m'impressionne est le poids du sujet de l'intelligence artificielle (IA) dans tous les domaines, relève ainsi Olivier Ezratty, auteur du blog Opinions Libres. C'est un sujet transversal, comme l'était le Cloud hier. Il est frappant d'observer le nombre d'entreprises qui se lancent actuellement dans ce domaine ou de boîtes du Big Data qui changent leur label pour faire de l'IA ou du machine learning." L'intelligence artificielle est une démarche intéressante pour le marketing, confirme l'expert, car "cela signifie que nous allons être plus malins dans la manière de trouver des signaux faibles dans les données et de faire de l'auto-segmentation de clients."

Un constat partagé par Nicolas Gauthier, VP Business Solutions de Solocal : "Chez Solocal, l'ensemble des informations collectées à travers nos sites Web nous apportent 140 téraoctets de data tous les jours, ce qui représente 35 millions de livres écrits tous les jours. C'est gigantesque ! Aucun esprit humain n'est capable d'utiliser cette donnée, il n'y a que des systèmes cognitifs comme l'IA qui est capable de le faire", prône-t-il.

Adblocks... et blockchain
Pour Vihan Sharma, Managing Director France de LiveRamp, an Acxiom Company, la tendance est aux adblockers et à la gestion de la pression publicitaire. "Les consommateurs veulent prendre en main leurs propres données, explique-t-il, d'où le développement des adblocks, à l'instar de Three, premier opérateur mobile au UK qui va lancer un adblock sur tout le réseau mobile." Comment créer des publicités plus pertinentes et comment le consommateur peut gérer la relation avec les marques sont les deux questions pertinentes, pour le professionnel, qui voit dans la technologie du blockchain, une solution pour "permettre aux consommateurs de gérer leurs propres données".

Chat bots ou retour de l'humain ?
"Avant nous parlions de CRM, maintenant de chat bots et de robotisation, remarque Olivier Ezratty. Nous parlons d'automatisation de la relation client à un niveau qui dépasse l'entendement", poursuit celui qui prophétise le retour de l'humain dans la relation client. "Le capital humain va être revalorisé pour ne pas sombrer dans un monde où tout est automatisé par les logiciels. À force de mettre des bots partout, où est la personnalisation réelle?"

People based marketing
L'humain d'abord. C'est aussi l'idée du "People based marketing", un marketing basé avant tout sur les consommateurs et leurs besoins. "Le mot est utilisé par Facebook et Google pour permettre aux marques de travailler leur propre base CRM, précise Vihan Sharma. Le People based marketing permet aux annonceurs de combiner la totalité de leurs technologies et de travailler au niveau de l'individu, et non des cookies et des devices."

Du prédictif au prescriptif
Le prédictif n'en est qu'à ses prémisses. Pourtant, selon Nicolas Gauthier, "nous quittons l'ère du marketing prédictif, où l'on imagine ce qui va se passer, à un marketing prescriptif, influenceur des décisions d'achat." Il poursuit: "Le Graal se situe probablement au travers la recherche produits qui bouleverse la manière de faire du marketing. Il n'est plus besoin de faire la promotion d'une marque, nous pouvons directement pousser un produit."

 

Retrouvez cet article sur : www.e-marketing.fr - "Quel est le futur des technologies digitales ? - Marketing digital"

Les Tendances digitales en 2017

Les Tendances digitales en 2017

Le dernier rapport Digital Intelligence Briefing, élaboré en collaboration avec Econsultancy, qui met en lumière les tendances, défis et opportunités clés que rencontreront les professionnels du marketing cette année. Ce rapport aborde des sujets tels que l’expérience client, le data-driven marketing, le mobile et la capacité à mesurer le ROI.

Ce rapport se base sur une enquête internationale réalisée auprès de 7 000 professionnels du marketing et établit des comparaisons avec les données de 2016.

Les conclusions sont les suivantes :

• L’expérience client demeure une priorité principale et définit désormais les autres priorités.

• Les priorités stratégiques des professionnels du marketing pour 2017 sont extrêmement centrées sur les données, mais plus d’un marketeur sur trois déclare avoir des difficultés à attirer et retenir des analystes.

• Une plus grande collaboration entre les équipes créatives et marketing aura un impact positif sur l’optimisation de l’expérience client.

• La personnalisation et l’optimisation du contenu représentent la priorité numéro 1 dans le domaine du digital.

• Le mobile demeure l’une des trois principales priorités pour plus de la moitié des participants.

e-commerce : 8 tendances à suivre en 2017

e-commerce : 8 tendances à suivre en 2017

Il y a aujourd’hui 164.200 sites marchands en Europe d’après les derniers chiffres de la Fevad. Il y a d’un côté les grands sites connus de tous : Amazon avec 1.878.000 visiteurs uniques par jour, CDiscount avec 868.000 visiteurs uniques par jour… ET de l’autre côté, avec les facilités qu’apportent les CMS clé en main et les marchés de niche qui s’ouvrent chaque jour au e-commerce, on trouve une multitude de sites marchands spécialisés. Tous ces sites sont une concurrence croissante pour tout autre site concurrent sur ses leviers marketing propres (emailing) ou achetés (adwords et autres). Face à ces chiffres impressionnants, voici 8 tendances pour ne pas vous laisser dépasser par la concurrence !

1. Ne pas tout miser sur les leviers d’acquisition !

98 % : C’est l’audience non convertie par la publicité en ligne lors du premier contact.

Le retour sur investissement des campagnes au CPC notamment sur Adwords et en Display est en baisse constante. Qu’est-ce que cela signifie ?

D’abord, le taux de conversion s’est effondré du fait de la concurrence croissante. Si 98 % de votre audience ne convertit pas, c’est justement parce qu’elle ira comparer les prix de la concurrence, de rebond en rebond jusqu’à trouver la bonne offre après avoir trop souvent fait dépenser des CPC de plus en plus élevés aux annonceurs.

Une convention couramment admise veut que le nombre moyen de visites des internautes avant de générer un chiffre d’affaires en e-commerce soit de 7 visites.

Ce chiffre renvoie vers la question de la maturité des prospects ciblés par la publicité : est-il nécessaire de se placer en annonces payantes pour générer ces 7 visites en moyenne ? L’audience qui ne convertit pas est simplement le résultat des ciblages limités des outils de publicité en ligne, incapables d’attirer un trafic suffisamment qualifié et prêt à convertir.

C’est donc plutôt vers le marketing de contenu que s’orientent de nombreux sites e-commerce pour répondre aux questions des clients effectuant une recherche en amont d’un achat, le contenu naturel visant à mieux accompagner et segmenter l’audience pour l’éduquer. Et désormais, l’achat de mots-clés tend à être davantage réservé à des recherches qualifiées dédiées à la transaction.

2. Élaborer une stratégie de contenu

La stratégie de contenu vient optimiser le référencement naturel ainsi que la notoriété web d’un site e-commerce, un bon moyen de proposer son expertise et d’avoir son mot à dire pour s’adresser à une audience précise. À ce sujet, vous pouvez lire cet article pour suivre pas à pas les étapes afin de réaliser votre stratégie de contenu. Deux options : celle de la Content Factory en interne avec une équipe dédiée ou celle de l’externalisation vers un réseau de freelances ou une agence de contenu (spécialisée en Inbound Marketing).

  • Entre 1200 et 1600 : C’est la quantité optimale de mots pour constituer un article bien référencé et dont le taux de rebond sera au plus bas, avec un temps de lecture moyen maximal (Buffer).
  • Le marketing de contenu coûte 62 % moins cher que les leviers marketing traditionnels et génère jusqu’à 3 fois plus de prospects pour le même budget (Source: DemandMetric)
  • Le taux de conversion des sites web déployant un blog est près de 6 fois plus que les autres sites vitrines (Source: Aberdeen)
  • Repenser vos emailings

L’emailing est l’exemple type de la réussite des effets de la personnalisation du contenu. La personnalisation d’un emailing va de pair avec sa performance. Objet, contenus, visuels, tout peut être personnalisé selon les champs en base afin de proposer le message le plus adapté à votre cible.

Par exemple :

  • Une newsletter récapitulative de tous les articles du blog en lien avec les produits consultés par un internaute sur le site e-commerce ;
  • Un couponing associé à la consultation d’une fiche produit plus de 5 fois ;
  • Un guide / comparatif de produits similaires à une précédente recherche sur le site ;
  • Etc.

Un emailing est en revanche souvent perçu comme un spam par le consommateur quand il est axé sur la simple réclam’, les démarques et offres promotionnelles non ciblées avec ses intérêts. Pourquoi tenter de vendre des fers à repasser ou des extensions de cheveux à un Geek ? CQFD : le consommateur risque de réduire l’attention qu’il porte à vos emailings. La preuve en est, le taux d’ouverture triple sur un emailing récurrent dont le contenu est segmenté.

  • Sur un même ciblage, le taux d’ouverture d’un emailing de contenu sera de 15 % en moyenne alors qu’il ne sera que de 8 % sur un emailing produit ou promotion ;
  • 90 % des consommateurs trouvent le contenu personnalisé utile (Source : McMurray/TMG) ;
  • 78 % des internautes croient que les entreprises ayant rédigé leurs contenus sont intéressés à bâtir une bonne relation avec leurs clients (Source : McMurray/TMG)

Je vous invite donc à créer une newsletter hebdomadaire sur vos contenus et à limiter les emailings purement axés produit, dans la mesure du possible bien sûr !

4. La publicité native sur les réseaux sociaux

Avec « communauté » comme mot d’ordre, les réseaux sociaux sont aussi des outils de vente, de partage des offres et des contenus du site. Ici, le mot d’ordre est celui du “Magasin-Magazine” pour créer une communauté intéressée par des productions, des reportages à propos des produits mis en avant. Le contenu se doit de devenir le packaging et une raison détournée pour finalement parler du produit. Interviews, tests, comparatifs, mises en pratique… tout est bon pour faire du contenu à propos d’un produit et pour animer une communauté de clients.

Avec plus ou moins de réussite, c’est ce que tentent de réaliser de nombreux sites e-commerce en trouvant non seulement une ligne éditoriale adaptée aux réseaux sociaux, mais aussi une véritable culture. Il s’agit ici d’une culture en rapport avec les cibles prioritaires et qui se traduit dans le langage, dans la répartie et les événements ponctuels pour animer et dynamiser les rapports avec l’audience.

En termes de KPI, on s’intéressera au :

  • Taux d’engagement qui traduit la qualité et le taux de clics, partages, likes, retweets sur les différents médias sociaux ;
  • Reach notamment sur Facebook pour générer un maximum d’intérêt vis-à-vis de ses abonnés.

Au niveau de la publicité, Facebook Campaign Manager et Twitter Ads permettent d’avoir une audience très ciblée, donc très qualitative. Les ads sont aussi devenus des chemins presque obligatoires pour accroître rapidement le reach d’une annonce et la voir gagner en viralité.

Astuce : il est bon de donner un élan de partages organiques à une annonce sur Facebook avant de la monétiser pour permettre à l’algorithme de lui donner des “points” bonus liés à sa performance naturelle. Alors, n’hésitez pas à publier, à partager et à booster le contenu vous-même avant de mettre en place un budget pour le promouvoir.

5. Croiser les données avec une DMP

Une DMP (Data Management Platform) permet d’unifier tous types de données autour de la personne. Cela revient à recentrer les différentes données repérées à tel ou tel moment pour les restituer à la bonne personne et ainsi avoir une base de données très complète et très qualitative. Elle va donc vous permettre d’avoir un CRM performant.

6. Se lancer dans le retargeting

L’internaute a de plus en plus de choses à gérer en même temps : son travail, sa vie privée, sans compter les impondérables comme une fuite d’eau qui s’est déclarée ce matin dans la cuisine… Il a donc une personnalité de zappeur. Il peut voir une information, être convaincu, mais passer à autre chose et l’oublier : c’est là où le retargeting est très utile.

Grâce à des campagnes retargeting, vous allez rappeler à vos prospects que vous existez pour passer à la conversion !

  • Le CTR moyen des campagnes emailing retargeting est de 33 % contre 8 % pour un emailing traditionnel (source) ;
  • Les taux de conversion sont 2 à 5 fois supérieurs dans les campagnes marketing qui utilisent le retargeting de l’audience (source).

Avoir un point de vente physique
C’est une stratégie coûteuse si vous ne possédez pas déjà un magasin, mais le taux de conversion passe en moyenne de 4 % à 10 %, soit plus du double ! Cela fait réfléchir. De plus, avoir un point de vente physique est en totale adéquation avec 2 théories marketing du moment.

Le taux de conversion d’un site e-commerce passe de 4 à 10 % s’il possède un magasin physique !

Le SoLoMo (Social Local Mobile) : cette théorie repose sur le fait que le web doit se recentrer sur le local et que la communication que l’on sert aux internautes doit être en priorité une information centrée sur ce qui se passe autour d’eux. Un magasin physique près de chez eux ajoute de la proximité avec vos clients.

75 % des consommateurs recherchent en ligne, mais achètent en magasin

Le RePo (Recherche Online Puchainse Offline) : 75 % des consommateurs qui visitent des sites e-commerce achètent finalement leur produit en magasin physique. Ils se sont cependant d’abord renseignés via internet, parfois sur le site d’un concurrent du magasin où ils vont finalement acheter le produit. Ne travaillez pas pour la concurrence !

8. Avoir un site performant autant sur mobile que desktop

Avoir un chiffre avec un temps de réponse minimum est une des clés à maîtriser pour ne pas perdre de clients dans le tunnel de conversion. Chaque seconde supplémentaire de chargement représente des visiteurs qui quittent votre site.

Plus de 3 secondes de temps de réponse : 40 % des internautes quittent le site (source Fevad)

De nombreux sites mobiles peinent effectivement à charger en moins de 5 secondes. La raison ? Des styles qui conditionnent l’affichage mobile, chargé en dernier. La donne change sous l’impulsion de Google, heureusement pour les internautes et malheureusement pour les nombreux sites mobiles toujours aussi lents.

Conclusion

Pour conclure, il est important de ne négliger aucun point et de ne pas faire un focus pour optimiser un point précis, mais plutôt de réussir à avoir une vision globale. Certains de ces points nécessitent un service entier, comme la création d’une stratégie de contenu ou des compétences techniques fortes comme l’optimisation des temps de réponse.

Les tendances du webdesign à suivre

Les tendances du webdesign à suivre

Dans les tendances du web, il y a celles qui se confirment et d’autres qui émergent, ce qui était tendance hier est has been aujourd’hui, mais il est intéressant de noter que le web étant avant tout un outil de communication, le fait de ces changements sont le résultat de critères souvent objectifs en vue d’améliorer l’expérience utilisateur, mais aussi à la nécessité de rendre le site plus léger et d’augmenter la vitesse de chargement de ce dernier.

Flat design et style minimaliste
Certaines tendances qui pourrait n’être que le fait d’une mode se voit confirmer comme véritable exigence d’un web moderne et efficace. C’est le cas du Flat design et son style minimaliste, qui correspond aux exigences de légèreté, de rapidité, de simplification, de lisibilité, d’accessibilité, de mobilité du web.

La Conception en mosaïque
Répondant à la fois aux exigences d’un web utilisant les grilles pour faciliter la réorganisation modulable des éléments en responsive design tout en conservant un design esthétique et aux exigences du flat design, ce style est de plus en plus présent sur les sites web.
Cette organisation très fonctionnelle permet de donner une vision claire d’une offre de produits, de services ou d’informations.

Scrolling vertical
Les blogs ont largement contribué à démocratiser les pages avec un long scrolling vertical. Le scrolling est plus confortable que la recherche des rubriques à partir du menu car ça demande moins de manipulations. Personnellement je milite pour ces longues pages d’accueil, qui repoussent loin le contenu derrière la ligne de flottaison, même si récemment Google a déclaré le contraire. Cette tendance semble d’ailleurs adoptée par les designers.

L’abandon de largeur fixe
Le design étant liquide, adaptatif ou responsive, pourquoi fixer encore des largeurs maximum pourquoi ne pas revenir au fondement du web. Mais il est sûr que certains continueront à vouloir dompter leurs mises en page avec des design adaptatifs et des points de rupture fixe.

L’utilisation de grandes photos de qualité
Les résolutions des écrans augmentant, l’utilisation de grandes images valorisantes c’est répandu à travers la toile. Les stock photos sont devenues une source d’approvisionnement à moindre coût avec l’écueil de voir se reproduire les mêmes visuels sur des sites déjà très proches dans la forme. D’autres sources sont désormais disponibles, ce sont les photothèques distribuant les images sous licences CCO, les visuels sont utilisables gratuitement pour une utilisation commerciale. Mais certaines sociétés de services font l’effort de produire leur propres visuels et utilisent de plus en plus de photos personnalisées.

Le scroll infini
Une solution pour éviter la pagination fût l’apparition des sites au scroll infini, il répond parfaitement à l’exigence du « Mobile First » en rendant facile la consultation d’une page sur smartphones et tablettes, mais reste difficile à optimiser pour le SEO.

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Construire une communication sur la vidéo
On voit de plus en plus de vidéos dans les interfaces. Elles permettent de raconter l’histoire de l’entreprise, présenter les produits et les services. La vidéo peut-être utilisé comme vecteur principal d’un message ou combiné avec du texte qui se superpose à cette dernière.

Les infographies et data visualisations
David McCandless et son data journalisme a largement contribué à développer ce style de représentation des datas à la fois dans le print et dans le web. Un style vectoriel parfaitement compatible avec le nouveau dessin du web, donnant la possibilité d’afficher efficacement des données complexes en une forme compréhensible et ludique, elle peut ce décliner sous forme d’animation SVG fluide, légère et visuellement agréable.

Le retour de la typo
Sortant de leur réserve les fontes si essentiels au web, sont désormais des éléments graphiques incontournables. N’étant plus limité comme par le passé à une dizaine de polices élémentaires, le web a pu redécouvrir les identités visuelles et des choix de typographies plus audacieux. On voit apparaître des titres de page énorment, des mises en pages élégantes et graphiques sans autre artifice qu’un peu de texte ce suffisant à lui-même. Un effort conséquent est fait pour améliorer la lecture, des textes plus gros et des interlignages favorisant la lecture.

La disparition des grandes images en tête de page
Nombres de sites disposent aujourd’hui de ces grandes images en tête de gondole sous la forme de grands sliders, qui valorisent si bien les marques et leur produits, mais ces derniers ont été dépréciés depuis quelques temps en raison de leur faible taux de clics. Plus récemment on a même constaté l’abandon pur et simple des images en tête de page. La tendance à suivre étant le style minimal qui se veut être le plus simple possible. Des designers arrêtent d’utiliser des images et ne garde que du texte.
Pas certains que cette tendance devienne le « mainstream » la publicité et les annonceurs auront du mal à se couper de leurs principaux vecteurs de communications.

Le burger icon
Comme une signalétique qui arrive dans les usages, ce pictogramme en forme de burger avec trois lignes horizontales, cache en réalité une navigation révélée d’un clic, largement utilisé par les OS et les navigateurs mobiles, cette nouvelle affordance gagne peu à peu les internautes

Le slideout menu ou menu gauche sortant
Ce n’est pas vraiment une nouveauté, mais plus une récupération de ce que les applications mobiles nous avaient habituées, le menu sortant à gauche, par effet recouvrant ou poussant le contenu. Un retour à la navigation verticale, un temps disparu au profit du menu horizontal, mais si populaire dans les années 90, lorsque l’on produisait du site avec des frameset. Utilisé comme menu principal ou complémentaire, ce type de menu est devenu populaire notamment sur les sites d’informations qui doivent gérer un grand nombre de thématiques.
Certains site, comme celui de la fnac.com fraichement relooké, c’est fendu d’un menu gauche mais n’a pas souhaité le faire disparaître complétement derrière un burger icon à l’instar de slate.fr

Le retour gagnant du gif animé
Combinant effet d’animation et infographie le Gif animé est un excellent moyen de créer des interfaces animées ou d’animer des datas. En boucle très courte elles permettent d’être très pédagogique et ludique à la fois.

Storytelling
Les technologies actuelles permettent de créer un récit linéaire et intéractif, en scrollant on permet à l’internaute de faire défiler des éléments graphiques et ainsi de lui raconter une histoire.

Split-screen
La tendance du webdesign à deux colonnes, a fait son apparition avec l’utilisation du double scroll. Elle permet une mise en page mettant les éléments en contraste et en vis-à-vis, elle peut se révéler fort intéressante dans certain cas, mais ne peut pas être généralisée à tous les sites de manière systématique.

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

À l'occasion de l'assemblée générale de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le cabinet McKinsey & Company a présenté les résultats d'une étude identifiant cinq grandes tendances qui façonnent l'e-commerce.

Les cinq tendances de fond de l'e-commerce

La physionomie du secteur de l'e-commerce n'a pas fini d'évoluer. Une étude menée par le cabinet McKinsey & Company durant quatre années aux États-Unis et deux ans en Europe, portant sur le consommateur digital, a permis de dégager cinq grandes tendances qui animent le secteur aujourd'hui, et conditionnent son avenir :

 

- Nouvelle explosion de l'e-commerc
- Une migration vers les mobiles
- L'essor du multicanal
- Le cyberacheteur, de plus en plus social
- Big Data, une mine d'or qui reste à exploiter

  • Nouvelle explosion de l'e-commerce

Loin d'être arrivé à un stade de maturité, l'e-commerce devrait prochainement connaître une nouvelle dynamique de forte croissance, notamment pour trois grandes catégories de produits. La première concerne les médias et divertissements. La seconde serait le nouveau champ de bataille numérique, il s'agit des produits d'équipement de la personne et de la maison. En effet, pour ces produits, le taux de recherche en ligne est inférieur à 30 % des acheteurs européens connectés, et le taux de dépenses est inférieur à 20 % des dépenses en ligne en Europe. Il existe donc une réelle marge de progression. Troisième catégorie de produits encline à exploser sur le Web, les produits d'entretien et alimentaires, qui restent principalement recherchés et achetés en magasin. Cependant, pour une marque ou un pure player souhaitant investir sur l'une de ces catégories de produits, il convient de connaître les motivations d'achatsauxquelles elles sont rattachées.

Ainsi pour la catégorie médias et divertissement, le prix et la disponibilité sont clés, tandis que pour l'équipement de la maison et de la personne, ce sont l'expérience, le service, le choix et l'assortiment qui font la différence. Enfin, concernant les produits d'entretien et l'alimentaire, les consommateurs privilégient la praticité et le gain de temps.

  • Une migration vers les mobiles

La montée en puissance des smartphones et des tablettes chez les consommateurs a évidemment de fortes répercussions sur le commerce. Alors que 50 % des internautes effectuent des recherches en ligne pour obtenir des informations avant l'achat, les recherches sur le téléphone mobile ont augmenté de 75 % entre 2010 et 2011. Si le domicile reste le principal lieu de recherche sur le mobile (73 % des répondants en Europe), 42 % des consommateurs procèdent à des recherches en ligne sur le point de vente sur leur terminal mobile.

Parmi les motivations, 34 % de ces derniers ont répondu qu'ils utilisent des applications pour comparer les prix. Or, ces recherches sur mobile ont un impact direct sur le comportement d'achat : 65 % des répondants déclarent reporter leur achat ou changer de magasin en fonction de ces recherches. L'achat sur mobile est, en revanche, encore au stade émergeant : même pour les produits de la catégorie "médias et divertissements", les taux de recherche et de dépenses sur terminal mobile sont encore très bas.

  • L'essor du multicanal

Les points de vente physiques sont également impactés par les comportements des acheteurs en ligne. Un postulat de base : un peu plus de la moitié des cyberacheteurs déclarent regarder "uniquement" ou "principalement" les sites des enseignes dans lesquelles ils achètent régulièrement. L'autre moitié étant plus réceptive aux pure players d'Internet.

Trois principales raisons sont évoquées concernant l'achat en magasin : pouvoir essayer, toucher et sentir le produit, en vérifier la qualité et enfin, le plaisir que procure le déplacement en magasin. Les consommateurs apprécient la praticité que confère le modèle multicanal, dont les différents canaux ont des fonctions complémentaires. Pour preuve, ils sont 55 % dans l'hexagone à vérifier en ligne la disponibilité du produit en magasin, et 33 % d'entre eux achètent en ligne pour finalement retirer l'article en magasin.

  • Le cyberacheteur, de plus en plus social

Cela n'est plus une surprise, les réseaux sociaux ont un rôle de plus en plus important dans le processus d'achat. Ils peuvent, en effet, être un portail d'accès ou un lien avec les enseignes. Par exemple, 34 % des consommateurs américains déclarent suivre des enseignes de commerce de détail sur Facebook (14 % en France).

Ils sont également une source d'informations préalable à un achat : près de 30 % des Britanniques déclarent avoir confiance dans les recommandations issues des réseaux sociaux (25 % en France). Pour les distributeurs et pour les marques, l'optimisation de leur présence sur les réseaux sociaux devient donc impérative.

  • Big data, une mine d'or qui reste à exploiter

Véritable mine d'or de l'information clients, la big data est la dernière grande tendance de l'e-commerce. Elle peut notamment permettre de connaître en détails le parcours d'achat de chaque client, ou de démontrer que les cyberacheteurs sont plus âgés et plus aisés que la moyenne des internautes.

" Les acteurs qui déploient les meilleures pratiques en matière de connaissance du client affichent des taux de croissance annuels moyens significativement supérieurs à la moyenne des concurrents ", explique ainsi Éric Hazan, directeur associé de McKinsey.
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